Clairement, l'intérêt pour le bricolage est aussi grand que celui pour le produit fini, cela se ressentira surement dans la suite !
La lampe en question sera constituée de deux optiques, cela semble le bon compromis dans les différentes lectures que j'ai pu avoir:
- Un éclairage large ("wide") utile en progression;
- Un éclairage focalisé ("spot") appréciable dans les grandes salles.
Pour avoir eu quelques frontales, j'apprécie les couleurs chaudes et je privilégierais ceci dans le choix. Une XM-L T6 en variante 4C (blanc chaud) semble sympathique pour le spot, l'optique est à définir; tandis qu'une triple XP-G2 est ciblée pour le wide. La formule wide sans aucune optique semble non satisfaisante pour certains, aussi une optique extra-plate type Ledil C11624_GT3-WW est prévu dans les volumes. Suivant les essais on pourra la supprimer.
L'objectif est d'avoir un bon rendement, aussi la plupart des projets basés sur des drivers linéaires me chagrinent. En effet, dans le cas d'un driver linéaire, la différence de tension entre l'alimentation (le pack d'accu) et la charge (la ou les led) part en chaleur. Pas très utile pour s'éclairer et pas bon non plus pour la durée de vie de l'électronique.
Un driver à découpage ("buck" en anglais) présente de ce point de vue un très bon intérêt (au moins théorique !). Pour les plus intéressés l'article wikipedia est bien gaulé.
Le driver identifié est un Allegro A6211. C'est donc un driver à découpage qui permet de fournir jusqu'à 3A (courant classique d'une LED cree XM-L T6 à pleine puissance) . Il permet de moduler le courant via une entrée en modulation de largeur d'impulsion ou PWM.
Le corollaire de cette entrée est qu'il faut générer ce signal pour les deux drivers. Ayant récemment bricolé avec un petit micro-contrôleur (portant par la suite le sobriquet de µC) Arduino j'ai décidé d'en utiliser dans ce projet. Le plus compact des Arduino est le Nano mais il est malgré tout assez encombrant pour notre usage. Surtout quand on regarde ce qui prend de la place sur la carte et qui n'est pas indispensable:
- La prise USB permettant la programmation du µC
- Le contrôleur USB/ISP, idem
- Le µC ATMega328 en lui même, totalement démesuré par rapport à notre application
L'idée est donc d'utiliser un autre µC du même fabriquant (ATMEL) plus adapté à notre besoin. Le ATTiny841 répond parfaitement à ce cahier des charges. La prise USB et le contrôleur de programmation seront eux déportés en dehors de la carte, inutile de les balader sous terre !
La commande des différents modes d'éclairage (encore à définir mais intégralement paramétrables par software, c'est l'intérêt du µC) se fera par deux boutons + et - implantés sur la carte et actionnés par un palonnier, suivant le principe du fameux rototo.
On gérera sur ces boutons le click, le double click et l'appui prolongé. Tout cela permettra un nombre de modes assez conséquent et je l'espère assez intuitif.